J’ai de la chance ! Quoique que mon inconscient me dise…

 Finalement, c’est quoi ma vie ? Pas mal de trucs sympas quand j’y songe bien. Voyons…

Tout d’abord, j’ai rencontré la mère de mes enfants. D’accord, ça n’a franchement pas fonctionné longtemps, parce que je n’ai pas su comment ça marchait, justement, et parce que j’ai passionnément fui ailleurs. Mea culpa, et pas une petite. Mais elle est belle, la maman de Juju et de Chacha. elle a du style. Très. C’est donc que je ne suis pas la mocheté rustre que j’ai toujours pensé être ! Je dois avoir du charme, quelque part, finalement.
Enfin, bref, j’ai de la chance, j’ai rencontré la mère de mes enfants. C’est fini, et c’est bien ainsi, mais il reste quelque chose qui fait du sens.y1p9mz8e7spnpvsv9tvtdvsu7gvtatrzr4stw_fou_fhqh1tk2kahbkw1faehgfhsl4dm7gfzavsvc.jpg

 Juju et Chacha, ça a un sens. Juju qui me serre dans ses bras plus fort que quiconque ne l’a fait et ne le fera jamais, même si elle n’aime pas mon nouveau look de guru barbu en baroud, « paskesapik ! ».
chacha02.jpgEt puis Chacha, le Chacha, mon Chacha. L’imprévu(e). Il suffit de voir son sourire pour comprendre ma joie quand je la vois, mais aussi ma douleur de l’avoir rejetée pour me fuir.
Bref, comme tout bon mâââââle, j’ai comblé mon « instinct reptilien » de reproduction. Et en plus, sont girondes mes filles quand on y regarde de près. Non ? Avouez ! Grâce à leur maman, faut bien le reconnaître. M’feront des p’tits z’enfants plus tard, que je ferai sauter sur mes genoux ! Je ne mourrai donc pas seul. Ouf !

 J’ai un boulot en or, aussi. Bien payé d’abord: « Arrêtes de râler sur le temps bruxellois, t’es dans les 5% de franzouz les mieux payés ! » qu’ils me disent mes potes restés dans l’hexagone. Plus que la paye officielle de Sarko – hors-cadeaux de ses copains friqués et « à côtés ». Mais bon, c’est pas mal, et ce jusqu’à la fin de ma « vie active » – sachant que la retraite sera bonne.
europe01.jpgMais j’ai surtout un boulot me donnant la possibilité de travailler dans divers domaines, à Bruxelles, mais aussi ailleurs dans le monde. Avec des gens sympas malgré les quelques intrus et passagers clandestins qu’on y trouve, comme partout ailleurs. Et comme j’ai fait en 10 ans le « parcours » que l’on met entre 15 et 20 ans à faire, il me reste 25 années de taf avant la quille sans l’angoisse de la carrière: je peux penser « horizontalement »: non, pas au sens de la sieste ou du farniente, mais en termes de contenu. J’ai le « luxe » de pouvoir maintenant choisir ce que je veux faire et avec qui, et non plus me lancer dans n’importe quoi for the sake of la progression verticale.
Bon Dieu, c’est donc que je ne suis pas un con – le concours d’entrée était quand même pas donné et le parcours plein d’embûches, que je suis apprécié malgré mon fichu caractère, et surtout que je ne suis pas à la rue. Bref, autres instincts masculins comblés: la sécurité matérielle pour les miens et moi, une certaine « réussite » (j’aime pas ce terme, mais j’ai pas mieux en stock) qui fait plaisir à la famille restée at home.

 Et puis j’ai des amis. De vrais amis. Pas de ceux qui sont là pour vous admirer, vous passer la brosse à reluire quoi que vous fassiez.

tapettes02.jpgDe ceux qui vous alertent quand ça ne va pas, qui vouscarlo01.jpg engueulent même quand vous déconnez. Que ne les ai-je d’ailleurs écoutés plus tôt, quand ils évoquaient doucement ma chute dans le néant… De vrais amis, qui sont là quand ça ne va pas, et qui se tournent vers vous quand ils ne vont pas bien, à leur tour.
vincent02.jpgQuelle confiance ! Je la découvre, lentement, pour ne pas avoir entretenu ces amitiés ces dernières années, parce que toujours à fuir entre 3 vies et les angoisses de mon passé. Ca compte, les amis.

 Et enfin, après une supernova unique, devenue hélas un trou noir où je me suis englouti corps et biens (aussi), une très belle rencontre, imprévue, qui donnera ce qu’elle donnera. Je la vis simplement, au quotidien, sans projection aucune, mais pleinement.
lilou02.jpgCar c’est touchant quelqu’un qui vous dit ses questionnements entre deux baisers, sans promesses d’éternité donc – et je n’en veux plus de ces paroles en l’air. Vous ne devez enfin plus vous torturer l’esprit à vous demander si une rencontre alcoolisée dans un bar maudit n’est pas cachée derrière la porte, si vous ne chauffez pas la place à gauche du lit pour un pseudo sur internet, ou si c’est réellement le chat qui a confondu les capotes avec ses croquettes ;o) !
Le doute suffit, vrai ou faux, tu sais ? Le doute, c’est la mort de la confiance et de l’âme. Oui, ça change cette nouveauté, la confiance fondée sur l’absence de promesse et l’énoncé des questions: c’est franc, ça tue le stress. Oui, j’ai de la chance là aussi, sur le fonds et dans la forme. Malgré l’irrémédiable perte de ce que j’ai si intensément chéri .

 Bref, j’suis chanceux. Et plus que la moyenne, en plus ! Non, ne me dîtes pas que je suis « cocu », ça l’fait pas – et puis j’ai arrêté de compter depuis longtemps ;o). Faut en rire finalement, tu sais, car je sais que çe n’était rien d’autre que ta fuite devant la peur de l’échec annoncé, à défaut de vouloir en tenir la chronique mortelle. Les bases acquises dans mon passé récent sont solides parce que « les faits sont têtus« , comme dirait ce bon vieux Lénine. Alors qu’est-ce qu’il me manque pour être heureux ?

Les 10% en plus, si chers à Marc (Marc, entre 2 verres…). Continuer à réapprendre la vie, le goût des choses, la confiance en moi et dans les autres; continuer ne plus avoir peur des rencontres imprévues ou de m’exprimer sur ce qui m’entoure et que je ressens, plutôt que de rester scotché sur mon nombril ou en surface des débats sur les choses de la vie, avec de belles paroles d’avocaillon reformulant des clichés, par peur de ma propre intimité.

J’ai réalisé il y a quelques jours qu’il y a 10 ans, pratiquement du jour au lendemain, j’ai arrêté de vivre mes envies: boîtes, cours de musique, concerts, expos, lectures intensives et extensives, aviation, voile, sport, politique, vacances et repas entre amis, etcaetera. Tout. Je n’ai alors fait que bosser comme un âne et assister à la lente agonie d’un être cher. Mon mariage et ma fuite ultérieure n’y ont rien changé: le boulot comme lieu central de vie, quelques social events où l’on me trainait sans que je n’arrive à y trouver un réel plaisir, quand je n’étais tout simplement pas mort de trouille. Tu sais, je suis désolé de ce mal-être. Tellement.

Pourquoi ? Au fil du temps, je devine certaines choses par la grâce des esquisses de « Magic Simon » et de mon introspection quotidienne, mais sans savoir ce que c’est: j’erre encore là où la mémoire se perd, à la recherche de ce qui a déclenché cette torpeur morbide qui fait fuir ceux qui m’aiment ou me les a fait fuir. Or je dois comprendre, pour me détacher enfin de moi et vivre avec les autres, avec mes faiblesses. Quoiqu’il en a coûté à ceux que j’ai profondément aimés, quoiqu’il m’en coûte encore à moi.

Mais j’ai de la chance, car j’ai beaucoup de choses malgré ce mal-être. Mes 10% manquants sont ma nouvelle frontière. Devant, devant, devant. Car derrière est mort.

nrsbarca01.jpg

 Bonne journée !

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~ par nrs sur 24 août 2007.

3 Réponses to “J’ai de la chance ! Quoique que mon inconscient me dise…”

  1. VA TE FAIRE ENCULER TA RACE CONNACE VA NIQUER TA MERE

  2. CONACE

  3. yena ki ekriv com i parle !!! ;o)

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