Adult kid

Mon dos ne sert plus d’amarre rassurante; mais j’ai le chuchoti paisible des corps qui dialoguent.

Mon petit déjeuner se fait sans « slurps » beurrés et sans pantoufles enfantines; mais je redécouvre le thé et les rubans à cheveux.

Il n’y a plus de bruit bizarre, sortis d’on ne sait quelle imagination débordante; mais il y a des rires, des plus profonds.

Il n’y a plus de photos, belles de simplicité; mais il y a un autre art de l’observation et d’expression du monde et de soi.

Il n’y a plus un certain regard profond, vert comme les prairies de Comté qui se prétendaient irlandaises; mais il y en a un nouveau, qui prend aussi aux tripes. Autrement.

Voila. Peut-être ne perd-on rien dans la vie. Peut-être ne fait-on que changer soi-même et vivre le changement des autres autour de soi. D’amour fous à d’autres amours, qui ne demandent qu’à grandir paisiblement, des deux côtés, et qui le méritent pour les autres qui ne sont pas des pièces rapportées. Ni pour le meilleur ni pour le pire. Pour soi, en vivant de nouvelles choses, qui s’ajoutent à ce qui fut, simplement. Pour faire une vie réussie, si possible belle.

On ne perd que ce que l’on a détesté. On garde toujours au fond de soi ce que l’on a chéri, même mal au point d’en faire l’ennemi en pensant s’en protéger.

J’ai été aimé, j’ai aimé. Je suis aimé, j’aime. Je serai aimé, j’aimerai. Ici et ailleurs. Tout simplement.  Toujours. Et même quand l’amour a fait et fera mal, parce qu’il a réveillé et réveillera les angoisses d’abandon du kid qui sommeille en moi et qui dream de ses peurs endéans son wall, comme le chantait – hurlait même – si bien Roger Waters (*) qui le vécut.

Bonne journée. Car rien n’empêche qu’elle le soit.

(*) The Final Cut (Pink Floyd – 1983) – http://www.youtube.com/watch?v=WKKOsVS3VQ4

nrs1966-3-ans.jpg

Through the fish eyed lens of tear stained eyes,
I can barely define the shape of this moment in time.
And far from flying high, in clear blue skies,
I’m spiralling down to the hole in the ground where I hide

If you negotiate the minefield in the drive,
And beat the dogs and cheat the cold electronic eyes,
And if you make it past the shotgun in the hall,
Dial the combination, open the priesthole,
And if I’m in, I’ll tell you what’s behind the wall !

There’s a kid who had a big hallucination,
Making love to girls in magazines,
He wonders if you’re sleeping, with your new found faith.
Could anybody love him !
Or is it just a crazy dream ?

And if I show you my dark side
Will you still hold me tonight ?
And if I open my heart to you,
And show you my weak side,
What would you do ?

Would you sell your story to rolling stone ?
Would you take the children away
And leave me alone ?
And smile in reassurance
As you whisper down the phone ?
Would you send me packing ?
Or would you take me home !

Thought I oughta bare my naked feelings.
Thought I oughta tear the curtain down.
I held the blade in trembling hands,
Prepared to make it but…
Just then the phone rang.
I never had the nerve to make the final cut.

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~ par nrs sur 28 août 2007.

Une Réponse to “Adult kid”

  1. “Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais.”

    écrit de la main d’un homme … qui a sans doute eu autant de mal à grandir ! 😉

    Pomme

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