NRV !!!

J’suis énervé, vénère quoi ! Marre de la burocratie rampante qui envahit mon environnement de travail, même si je m’aprête à me taper une « sinécure » en m’en éloignant dans ma tête – et peut-être même aussi physiquement: j’vous raconterai ça une autre fois, mais seulement si ça marche car j’en ai marre des déceptions en cette année 2007.

Hier donc, en fin d’après-midi, j’ai appris avec réticence que je devais participer à une réunion sur un dossier qui ne m’a laissé que des mauvais souvenirs et que j’ai « claqué » en juin. Pourquoi ? Disons qu’après une première note d’analyse restée sans réponse, on m’en demandât une seconde pour justifier ledit silence, dont la rédaction par « conscience professionnelle » (j’veux devenir inconscient !!!) me fit arriver en retard au rendez-vous de ma vie – laquelle en est maintenant toute chamboulée avec mon coeur qui morfle devant l’impensable.

Je me pointe donc, et là je retrouve mes « opposants », des collègues qui ne faisaient que baver sur moi et mes idées, pour débattre. Si tant est que débattre fasse du sens lorsque l’on se réfère à des ectoplasmes sans imagination ni connaissance, mais très bien payés, transformant leur nullité confortable et conservatrice en une peur à disséminer en haut de la hiérarchie pour faire croire qu’ils sont efficaces (« Ayez peur, tremblez devant vos repsonsabilités complexes, je vous protège ! Je peux avoir ma promotion ?) ». Des gens qui pensent encore et toujours qu’il vaut mieux énoncer des problèmes inexistants plutôt que de montrer la vacuité de leurs solutions. Z’ont pas compris qu’il vaut mieux « be part of the solution » que « be part of the problem » c’te bande d’âne !

 Bref, on commence le débat, ils commencent à balancer leurs bêtises, et je réponds. Et là, devant leur « surprise » (« Ah bon, on savait pas ! »), je découvre que mes notes d’analyse qui ne faisaient que reprendre mes arguments n’avaient même pas été lues. Plusieurs mois après !!!! Et entre-temps, rien n’a été fait dans ce dossier hyperimportant…..

 J’ai pété en sanglots devant eux, de rage devant ce gâchis. Avoir loupé sans le vouloir – parce que l’usure du temps et du stress aussi – un moment phare de ma vie,  dont l’enfant angoissé tapis en moi me sussure que risque de me dire au moment de crever qu’il fut le seul et l’unique (je ne le souhaite franchement pas, au contraire), pour ça ???? Mon dernier investissement professionnel, parce que j’avais promis de ne plus jamais sacrifier ma vie et mes amours au boulot, ne rîmait à rien ????

J’ai dit que ce dossier était pour moi un calvaire et que je ne voulais plus m’y investir. terminé, nada, oualou ! L’un m’a répondu qu’il l’était aussi pour lui sur un plan professionnel – ce qui signifie qu’il sait qu’il n’a rien foutu, a raconté des bêtises ici et là, et que comme je ne m’en occupe plus il va devoir en assumer une partie de la responsbailité. Je lui ai répondu que mon calvaire était personnel, donc bien plus important que le sien. Mais ils ne savent pas ce que c’est les mots « personnel », ou « intime », « amoureux », « désespérant », « à en crever » ces burocrates fumeux; car ils n’ont aucune idée de la vie.

 Ne dîtes pas à ma famille que je suis « haut fonctionnaire européen travaillant à l’édification de l’Europe » et gnagnagni et gnagnagna ! Elle croit que je fais un travail sérieux et utile, en remerciement de ce que nous file le contribuable européen. Si elle savait, elle ne m’en voudrait peut-être pas de me prêter à une telle mascarade: mais elle m’en voudrait par contre de ne pas l’avoir compris plus tôt et d’avoir foutu en l’air ce qui était peut-être – qui sait – la plus belle étape de ma vie. 

 Je me hais, parfois, encore et encore. Pas quand je pense à moi: il me reste des pages, des chapîtres et des livres à écrire, et j’en ai déjà et malgré tout écrit de très beaux. Donc moi, à la rigueur, bof.

Mais je me hais quand je pense à elle et à ses attentes déçues, nonobstant son propre choix et donc ses éventuelles erreurs, douloureux pour moi dans la forme et le fond, mais sans doute aussi pour elle vis-à-vis d’elle-même: brûler ce qu’on adore pour ne plus en avoir mal, c’est quand même pas simple. Essayez donc voir de vous couper la main ! Quand bien même nous devrions en rire un jour tant c’était peut-être futile et gamin, dans l’instant ça ne l’était pas. Et ça méritait donc mieux que ça.

 Bonne ou mauvaise journée, à vot’bon coeur.

PS: pas de tof aujourd’hui. Un ami en a pris une de moi à la sortie de cette réunion, à ma demande pour « immortaliser ce moment rare et unique » de ma vie. Mieux ne vaut pas que vous la voyez… Ce n’est pas que l’amertume des larmes que l’on y voit. On y voit aussi l’horreur d’avoir été pris pour un con et d’avoir fait souffrir inutilement une rose.

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~ par nrs sur 29 août 2007.

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