Allo Maman(s), bobo(s) !

Magic Simon: « Oui, je comprends. Bref, en fait, vous vous faîtes du mal, au sens moral, quitte d’ailleurs à faire du mal aux autre pour qu’ils vous en fassent en retour, et ce afin d’attirer leur attention sur vous tant vous êtes persuadés que vous ne valez rien d’autre, afin qu’ils vous donnent ENFIN de l’amour en vous plaignant. Et donc vous avez plein de mamans et de papas, parce que vous avez perdue l’une et jamais eu l’autre. »

Moi: « C’est ce que fait l’enfant, pas l’adulte. L’adulte ne veut plus de ça, ne pratique pas ça dans ce qu’il vit aujourd’hui, s’en fout même, mais je sens le gosse qui le pousse à le faire. »

Magic Simon: « Et donc vous n’arrivez pas à tourner telle ou telle page alors que vous en avez envie, parce que vous voulez qu’on reconnaisse vos « bobos », qu’on les embrasse et qu’on vous plaigne et donc que l’on vous aime malgré soi ? Vous êtes comme le Christ montrant ses plaies à St Thomas ? »

Moi: « Oui, c’est ce que fait le gosse, d’autant qu’il s’excuse et culpabilise quand il fait du mal à quelqu’un, lui ! »

Magic Simon: « Ooooh ! Vous avez tué quelqu’un ??? »

Moi: « Non »

Magic Simon: « Vous avez blessé quelqu’un physiquement alors ? »

Moi: « Mais non ! Mais j’ai blessé moralement quelqu’un qui a renoncé à ses rêves. »

Magic Simon: « Elle est partie en vous faisant mal moralement, en le sachant et sans que ça l’arrête, et VOUS vous culpabilisez pour son éventuelle douleur ? »

Moi: « Oui, car elle ne voulait pas me faire mal. C’est moi qui en ait fait à l’origine ! »

Magic Simon: « Et, vous le vouliez, l’adulte là ? »

Moi: « Ben non ! »

Magic Simon: « Ben alors, c’est quoi le problème ? Ce que vous avez fait était-il aussi grave qu’elle vous laissant dans votre situation ? Objectivement parlant, que dit l’adulte, en pensant à ce qu’il était en train de donner ? »

Moi: « Certainement pas aussi grave !!! Mais le gosse pense le contraire et ça me pourrit la vie ! L’adulte a choisi lui aussi de prendre une autre route et d’aller de l’avant; mais j’ai comme un élastique qui me retient à ce passé dont je ne veux plus, et qui se tend au fur et à mesure que je m’éloigne et me fait de plus en plus mal ! »

Magic Simon: « Parce qu’elle ne vous a pas plaint et assume ce qu’elle a fait sans état d’âme ? »

Moi: « Peut-être. Elle seule le sait et l’adulte considère que c’est son problème s’il y a, pas le mien. Mais le gosse en moi se sent abandonné et me dit que j’aurais du une nouvelle fois m’humilier pour ne pas avoir été là quand il fallait et où il le fallait. Le gosse crie sa douleur et attend qu’elle l’aime en le plaignant. Débile !!!! Ca me pourrit la vie, et à la rigueur la sienne. Mais surtout la mienne ! J’suis pas un homme ! »

Magic Simon: « Bon, et bien on va donner à l’enfant ce qu’il veut, d’accord ? Vous allez vous mettre un pansement sur chaque main et un sur la joue pendant une semaine entière, comme ça on vous plaindra et vous aurez votre dose de mamans et de papas. Et vous verrez bien en plus ce que vous répondrez aux gens qui vous demanderont ce que vous avez. »

Moi: « Uhuhuhuh ! Mais ca risque d’être comique ça !!! Déjà qu’on me prend pour un original, ça promet !!!! Uhuhuhuh !!!!! »

Magic Simon: « Tant mieux si ça permet à l’enfant de réaliser que tout ça n’a aucun sens et qu’il vous fait inutilement mal en empêchant l’adulte de vivre ce qu’il veut. »

Moi: « Il m’a déjà empêché de vivre ce que je voulais. Le mal est fait si j’en crois le gosse. »

Magic Simon:  » Peut-être, qui sait. Mais vu la manière dont ça s’est fini, malgré ce que vous donniez,  êtes vous sur que les promesses étaient aussi belles que ce que vous vivez maintenant avec votre amie ? Vous étiez dans une relation maman-enfant. L’adulte qui renaît depuis le début de l’année, il veut pas vivre avec sa maman, non ? »

Moi: « Bon Dieu, vous exagérez, elle n’était pas ma maman ! »

Magic Simon: « Non, certes. Mais il y avait un peu de ça de votre côté, et autre chose du sien, dans la manière tantôt de fusionner, tantôt de se faire mal pour se dire les choses qui n’allaient pas. Ce n’est pas grand-chose au quotidien, 1%, 5% du temps passé ensemble, pas plus. Mais c’est suffisant pour qu’une relation ne soit pas adulte, simple et saine, pour elle comme pour vous. »

J’suis allé à la pharmacie en sortant…. Pour me « badger ».

allobobos.jpg

Bonne journée quand même !

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~ par nrs sur 30 août 2007.

6 Réponses to “Allo Maman(s), bobo(s) !”

  1. – Allo ? Magic Simon ?
    – Oui ?
    – C’est un pansement ou deux, qu’il faut: c’est un plâtre bien encombrant, bien emmerdant, total ridicule !
    – Ah vous pensez ? Oui en fait, pas bête…
    – Ou même une couche de béton, de béton armé même !
    – Comme vous y allez ! Comment il fera pour se curer le nez ou se gratter le front ?
    – Justement ! Le gosse doit plus se curer le nez n’importe où et devant tout le monde et l’adultre devrait réfléchir moins bruyamment.
    – P. vous êtes un virtuose de la médecine dure !

    :o)

    P.

  2. Mmmmm… Mon Céline, c’est plus subtil que ça. Ca aide à ramener les choses à de plus justes proportions, à calmer l’enfant, et à permettre à l’adulte de vivre quelque chose de très beau, sans doute plus beau même.
    Tu sais, le ridicule ne tue pas. Pas plus que l’insignifiant.
    Bise
    Nick

  3. Loin de moi l’idée de te blesser ou de t’offenser, Amigo: pardonne-moi si c’était le cas. Plutôt celle de cultiver avec bonheur l’auto-dérision devant les vicissitudes observées dans le rétroviseur. Tu connais « Le Murmure des Fantômes » de B. Cyrulnik ? Lis…
    Je t’embrasse
    P.

  4. Mon grand Céline, je l’ai pris comme ça et j’ai A-DO-RE ! Mon blog lui-même sur mes « bobos de bébé bobo » est de l’auto-dérision sur le ressenti de mes p’tits malheurs, qui ne sont des chiures de mouches comparés aux joies que la vie avait mis de côté pour moi, en Egypte ou ailleurs, et que je ne voyais pas. Tout ça, P., c’est rire de moi pour me ramener à l’essentiel: la vie vraie, et non celle de ceux qui fuient leurs peurs en faisant mécaniquement souffrir les autres de peur de souffrir eux-mêmes.

    L’adulte réalise l’insignifiance (le mépris, ce serait trop d’efforts) de tout « ça ». Mais il se doit de paterner le gosse qui sommeille en lui pour le faire grandir, afin d’éviter de replonger dans ce type de néant, enfin ! Quitte à se moquer de lui-même.

    Je t’embrasse. Fort comme ta plume !

  5. Question : quelles ont été les réponses aux questions : « han mais qu’est ce qui t’arrive ? » après le scénario badgage ?

    Pomme

  6. j’ai beaucoup parcouru lespages de ton blog j’aime beaucoup 🙂

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