Nous, les quadras (IV et FIN)

« Encore une ???? Oh, crot’, tu nous enmerttt’, dis, avec ta série de quadratures ! Assez, kwa !! Et pi’ tu devais nous parler de ton passeport… » qu’ils vont dire mes potes et/ou potesses en découvrant c’t’entrée là.

Bon, j’m’explique. C’est juste une sorte de précision ou d’épilogue – d’où le mot « FIN » dans le titre. Car c’est quoi cette série sur les quadras, elle visait à dire quoi ? Dire aux femmes qu’elles sont nulles  ? Non – même si elles le sont sans doute autant que nous quand même ! Proclammer machistement la supériorité du quadra ? Oulala que non, il n’est qu’un homme comme les autres, con comme les autres, simplement avec un vécu qui le distingue d’autres classes d’âge. Alors quoi ?

Que je n’ai été qu’un enfant jusqu’à l’âge de 40 ans et demi. Sale gosse oumiroir03.jpg enfant apeuré par le « formatage » de son enfance pas simple ? Peu importe: un enfant qui a fait des dégâts sans le vouloir, aux autres mais aussi à lui-même, beaucoup.
« On dirait que ton corps a fait la guerre« , me disait Lilou il y a quelques temps. Oui, c’est vrai, la guerre contre moi, contre la possibilité d’être heureux, comme si seul le malheur – les bobos montré à tous – pouvait apporter le bonheur du regard d’un autre, d’un geste de sa part, d’une étreinte. Oui, pendant 40 ans et demi – bon on dira plutôt pendant 24 ans et demi, j’suis quand même pas si précoce – j’ai pris les femmes pour ma mère, ou contre elle, ce qui revient au même, pour y déposer mes « poubelles », sans m’en rendre compte.
On se fait mal dans un tel rapport, à l’autre, à soi, au nous.

Alors il faut changer, qu’on le veuille ou que les circonstances – la lassitude de celle(s) qui vous aime(ent) ou sa propre fuite – vous y poussent. J’ai initié mon changement. Je le poursuis.
Avec le regret des échecs ? Oui, bien entendu. Etait-ce un « engrenage fatal », tout ça ? Oui, certainement. A moins de croire au destin. Mektoub ! Mais on ne dira pas « hélas » si on n’y croie pas, car ça n’aurait pas de sens: sans doute fallait-il cela pour renaître et apprendre à ne pas vouloir contrôler toujours sa vie en fonction d’émotions mal gérées, pour enfin la laisser elle, avec ses surprises, prendre le dessus.
Reconnaître le regret c’est respecter ce qui fut sincère. N’avoir aucun remord, c’est respecter et se dédier à ce qui est aujourd’hui, sans y fuir le hier, et en lui donnant la chance de son futur. Dans la vie, avec l’autre et en paix avec soi.

Ecrire « Nous, les quadras« , de I à III, ce n’était donc que dire crument ce que je deviens au fil des mois: au-delà du stytle « rapide » et « vibrionant », chargé de mots et de phrases longue et en boucles et sans fin (désolé), je m’apaise. Enfin. Parce que je deviens un peu plus adulte chaque jour et apprends à gérer mes émotions.
« Les émotions, c‘est comme de la physique quantique« , me disait Lilou qui en connaît un rayon là d’sus: vous réalisez soudain que un lien qui vous semblait logique est faux, que ce que vous pensiez être de l’amour ou du désamour n’était que de la dépendance qui errait continuellement à la recherche d’un havre pour fuir la vie.
Est-ce à dire qu’il n’y eut jamais d’amour ? Si, bien entendu, et pur, et beau, et sincère, et fort comme l’Everest… mais  submergé au fil du temps par ces angoisses d’enfant. Peu de choses résistent à celles-ci quand on ne les connaît pas et qu’on ne sait pas les gérer. Bien peu, même ce que l’on croyait être le plus solide.

miroir02.jpgVoila. Oui, je deviens un quadra, qui comprend enfin que l’amour n’a rien à voir avec la quête continelle de l’amour maternel, qui comprend qu’il n’est un vrai père pour ses enfants que tant qu’il empêche l’enfant en lui de régenter ses émotions, et qui doit ne regarder que ce qu’il reçoit pour mesurer ce qu’il est au lieu de se juger à l’aune de craintes qui n’ont plus de sens dans sa vie réelle.
Je veux continuer à me connaître,  par engagement envers ceux qui veulent croire en moi et m’aimer, sur tous les plans. Car je suis reconnu pour ce que je suis, je suis aimé pour ce je suis, et non pour ce que je crois/crains d’être.
Et, finalement, je n’ai qu’à être pour assouvir mes ENVIES. J’en ai tant !! Car je le peux, enfin. 

Le passeport ? Pour demain. Juré. Selon la situation consulaire. Et on tentera d’fair’ dans l’comique. Puisque j’vous l’dis nom de Dieu !!!!!

 Bonne journée !

Musique du jour: U2, Until the end of the world (Achtung Baby). Parce que ça colle pas mal à mon passé récent… Sans remord. http://www.youtube.com/watch?v=5i9OuBJNdbI.

Haven’t seen you in quite a while,
I was down the hold, just passing time.
Last time we met, it was a low-lit room,
We were as close together, as a bride and groom.
We ate the food, we drank the wine,
Everybody having a good time.
Except you:
You were talking about the end of the world.

I took the money,
I spiked your drink,
You miss too much these days if you stop to think.
You lead me on with those innocent eyes,
You know I love the element of surprise.
In the garden I was playing the tart,
I kissed your lips and broke your heart.
You…
You were acting like it was the end of the world.

(Love… Love… Love)

In my dream I was drowning my sorrows,
But my sorrows, they learned to swim,
Surrounding me, going down on me,
Spilling over the brim.
Waves of regret and waves of joy,
I reached out for the one I tried to destroy.
You…
You said you’d wait ’til the end of the world.

Publicités

~ par nrs sur 5 septembre 2007.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :