Respire, don’t be afraid…

C’est bon de se sentir frissoner de vie sous le vent du « nord-ouest » – rien à voir avec celui qui peut frapper Bruxelles: il rafraichit Le Caire et « éloigne » la chaleur de son désert, lequel recule de toute manière à ses portes qui avancent, symbole de l’extension du domaine humain (et de sa pollution). C’est bon de sentir chaque centimètre carré de mon être se remettre à fonctionner, à respirer, comme s’il sortait d’une trop longue léthargie pour se gorger enfin des fruits que la vie offre, entre chaleur et fraicheur des nuits orientales.

maghreb-zamalek.jpgSous cette brise apaisante venue d’une Méditerranée lointaine,  à la lumière de la pureté d’un croissant de lune et entouré des bruits de la nuit de ramadan, entre iftar iftar-zamalzk.jpgau moment du maghreb (repas de rupture du jeûne au coucher du soleil) et sahour précédant le fajr (repas avant l’aube), je jete un regard « derrière » et me dis que je suis en paix avec ce qui fut et avec ce qu’il en reste, bien ou mal.

Pouvais-je mieux faire ? Oui, indubitablement, et dans toutes les directions. Mais serais-je alors devenu ce que je suis aujourd’hui et peux être demain ? Non, je ne serais alors « qu’autre chose », ni pire ni meilleur sans doute – enfin, selon le point de vue d’où l’on se place et selon qui regarde. Or j’aime ce que je suis aujourd’hui, avec mon « bilan » et mes défauts, dans mes choix de vie pour une vie sans stress, enfin, fondée sur mes seules envies – dons aux autres compris.

Pas de regret pour ce qui n’est plus; et même, finalement, une indifférence grandissante pour ces manquements à la parole donnée qui firent inutilement mal à « l’enfant » en moi, et seulement à lui. Car pour une dépendance mise à bas, devenue exclusive de toute autre chose, donc malsaine, dont il ne reste qu’un mot de passe condamné à disparaître dans quelques jours, combien de relations negligées ou gelées qui ont pu enfin refleurir ? Sans en compter d’autres, nouvelles, qui éclosent chaque jour dans l’imprévision rieuse.

Toutes, que je vois enfin, me renvoient à ma réalité vraie, à ce que je suis réellement, avec mes tâtonements certes, mais plus à cet enfant angoissé d’un mal-être de mal-aimé, nrskk01.jpgangoisses qui guidèrent mes pas au long de ces 3 dernières années. Amours sous différentes formes, amitiés fortes, relations « sociales » qui se développent, naissance d’un bien-être intérieur en retrouvant mes passions personnelles enfouies: je suis riche de tout ça dans mon « moi » enfin trouvé de quadra désangoissé des « grandes questions de la vie » et qui ne court plus après rien; en tous les cas plus après lui-même ou après le regard des autres pour se sentir exister.

Car j’existe, tout simplement, et je cueille chaque jour les flaques de soleil qui illuminent les routes et chemins que j’emprunte. Je ne reçois que du « plus » qui s’ajoute à ce que j’ai déjà et que nul ne peut plus m’oter. Je ne compense ni ne remplace rien: je vis, loin de la fureur des angoisses passées. Oui, je respire, enfin; et c’est peut-être parce que c’est nouveau que ça a fait mal.

Voila. Je devais être rentré à Bruxelles, ce soir. J’ai décidé de rester, de prolonger. Une semaine, 10 jours, pour me ballader ici ou là, seul ou accompagné. On verra. Parce que j’ai envie de respirer l’air du soleil et de frissoner aux brises marines du soir. Envie, en autonomie, et non besoin dont je dépendrais.

Mmm.. Oldies, but goldies ! My favourite musics of the day: Pink Floyd, Breathe  et Time… 35 ans après (35… on dirait pas, hein ?), c’est toujours aussi « bandant » ou « kiffant »… mais surtout « parlant ».

Bonne journée !

Pink Floyd – Breathe (Dark side of the moon)
http://www.youtube.com/watch?v=1ku-ma1dVI8

Breathe, breathe in the air.
Don’t be afraid to care.
Leave, don’t leave me.
Look around and choose your own ground.

Long you live and high you fly
Smiles you’ll give and tears you’ll cry
All you touch and all you see
Is all your life will ever be.

Run, rabbit run.
Dig that hole, catch the sun,
And when at last the work is done
Don’t sit down it’s time to dig another one.

For long you live and high you fly
But only if you ride the tide
And balanced on the biggest wave
You race towards an early grave.

Pink Floyd – Time & Breathe reprise (Dark side of the moon)
http://www.youtube.com/watch?v=nSLqbl2Xshs

Ticking away the moments that make up a dull day
You fritter and waste the hours in an offhand way
Kicking around on a piece of ground in your home town
Waiting for someone or something to show you the way

Tired of lying in the sunshine staying home to watch the rain
You are young and life is long and there is time to kill today
And then one day you find ten years have got behind you
No one told you when to run, you missed the starting gun

And you run and you run to catch up with the sun, but it’s sinking
Racing around to come up behind you again
The sun is the same in a relative way, but you’re older
Shorter of breath and one day closer to death

Every year is getting shorter, never seem to find the time
Plans that either come to naught or half a page of scribbled lines
Hanging on in quiet desperation is the English way
The time has gone, the song is over, thought I’d something more to say

Home, home again
I like to be here when I can
When I come home cold and tired
It’s good to warm my bones beside the fire

Far away across the field
The tolling of the iron bell
Calls the faithful to their knees
To hear the softly spoken magic spells.

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~ par nrs sur 16 septembre 2007.

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