Human, after all

Le Mikado qui torture ma tête, frappe, from time to time.

Il n’est pas simple de s’en protéger à coup de « plus jamais ça« , parce que le « ça » passé qui corrompt ne passe toujours pas et ne donne pas envie de vivre un « ça » au présent… tout en l’espérant pour le futur. Refus et espoir, dans leur clash électrique permanent sur le champ de bataille qu’est devenue la chimie de mon cerveau, acidifient collatéralement et petit à petit les barrières qui contiennent et orientent mes envies.

Ainsi est fait l’être humain, finalement: il n’est fondamentalement pas maso, mais il ne peut s’empêcher d’être re-tenté par un autre « ça« , mais un « ça » quand même, quel qu’en soit le prix, malgré le risque du prix, en se disant que ça ira mieux cette fois. « Chien échaudé craint l’eau froide » ne dure qu’un temps: le chien est finalement toujours prêt à recourir le risque d’être accusé d’avoir la rage pour être tué, again.

Parce que sinon, à quoi bon vivre si l’on tue ses envies ?

Elle le disait très bien, Shara Nelson sur Unfinisihed Sympathy, ZE morceau « happy to be sad » de Massive Attack (http://www.youtube.com/watch?v=y1svI-owtWA):

I know that I’ve been mad in love before
And how it could be with you
Really hurt me baby, really cut me baby
How can you have a day without a night
You’re the book that I have opened
And now I’ve got to know much more

The curiousness of your potential kiss
Has got my mind and body aching
Really hurt me baby, really cut me baby
How can you have a day without a night
You’re the book that I have opened
And now I’ve got to know much more

Like a soul without a mind
In a body without a heart
I’m missing every part
[x5]

Mais j’aimerai être sans mémoire et sans coeur, parfois, vivant dans une consommation sexuelle à prétentions sentimentales ravageusement égoïste et ignorante de l’autre. You’re hurt ? So what ? Who the f..k cares ? I don’t as long as Me, Myself and I enjoy it ! L’ayant subi, pourquoi ne pas le faire à mon tour, hein ?

Mais ce n’est pas ainsi qu’est fait un être humain normalement constitué, ce n’est pas ainsi que je suis fait: I care, quoique l’on m’ait fait. Parce que nul ne doit payer pour les saloperies d’un autre; et il n’y a pas que des gens indignes de confiance sur terre. Je me fais donc lentement tricoter le cerveau par les aiguilles de mon Mikado géant. Comme ne le dirait PAS mon P., so help me God(e) !

Allez, j’file voir si le Danube est toujours bleu.

 Bon week-end !

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~ par nrs sur 6 octobre 2007.

Une Réponse to “Human, after all”

  1. … à vous lire, on a envie d’y croire, à cette normalité, oui, mais, comment savoir si ces « gens » qui aideront à faire avancer le tricot, sont dignes de confiance ?
    Vaste question …
    Faut-il finalement se protéger des autres pour se garantir une vie sereine ?
    … la peur n’évite pas le danger et l’homme est sans doute fait pour vivre avec la femme (et inversement), mais alors, qui va oser prendre le risque ? surtout après plusieurs refroidissements !
    Finalement, beaucoup d’entre nous, et pour une raison bien simple : le coeur est trop souvent dissocié de la tête !
    Pomme

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