La dureté contre le confort

L (Lilou, mon sourire céleste, simplement): « J’ai lu ton blog de ce matin (Tu seras un homme, mon fils ! ). Tu ne penses pas être un peu trop dur avec ton ex ? »

Moi: « Non »

L: « Attend. Elle a été très souvent voir ailleurs, OK. Mais c’est aussi que ta situation n’était pas simple. T’aimer dans ce contexte, c’était peut-être une mission quasiment impossible tu ne crois pas ? On ne peut pas être surhumain; et quelques fois, pour oublier, parce que c’est trop fort justement, et bien on va avoir ailleurs. »

Moi: « D’accord, soit, OK, pour relacher la pression, je peux comprendre ça. Mais pourquoi mentir ? Pourquoi masquer ses propres peurs tout en reprochant à l’autre les siennes ? C’est ça aimer ? C’est s’affronter, c’est à qui dominera l’autre ? Et puis revenir simplement parce qu’ailleurs ça ne marche pas, sans honte ni regret et avec mes excuses en plus, tout en espérant que la prochaine escapade sera la bonne, c’est quand même pas très cool comme comportement…
Dans le même temps, moi j’allais au bout de mes peurs, et sans echapatoire de la sorte. J’ai fait ce que j’ai dit que je ferai. Avec doutes et douleur vu mon passé de gosse sans père, et donc en cahotant, en déprimant durement, certes, et ce n’etait donc certainement pas chouette à vivre, OK. Mais je l’ai fait, aussi parce que je m’y étais engagé: j’ai respecté la parole donnée. Pas elle. »

lilouibntouloun.jpg

L: « Elle a craqué vu ton état depressif et les absences d’envie qui vont avec. Tu n’as pas su la rassurer. Tu as eu aussi tort qu’elle, globalement »

Moi: « Attend: aimer c’est aussi quand c’est pas rose… Mais je suis clairement furieux contre moi même plus que contre elle. Elle je la méprise, fermement mais simplement pour son cynisme. Mais je suis furieux contre ma stupidité et mon manque de respect envers moi-même, l’indignité dans laquelle je me suis roulé en acceptant tout, tombant de plus en plus bas à chaque fois qu’elle me faisait des cornes, ce qui alimentait encore plus mon état depressif. Car je me rendais compte aussi à quel point je me comportais comme une merde finalement, mais sans pouvoir m’en empecher… L’horreur. »

L: « C’est vrai que si tu ne te respectes pas tu invites l’autre à te marcher dessus de plus en plus… »

Moi: « Oui; et c’est ça qui s’est passé finalement. Je suis donc furieux d’avoir été aussi peu ferme, mais je la méprise d’en voir abusé, sciemment, et avec une indifférence d’un égoïsme méprisant qui ressort d’ailleurs au fil du temps qui passe. Car elle me reprochait d’être naïf en plus: l’hommage du vice à la vertu… Alors oui, je suis aussi en colère contre moi. Mais ce n’est pas une raison pour ne rien en dire: mes propres torts ne justifient pas ses saloperies à répétition, et vice-versa. »

L: « Ne refais plus les mêmes erreurs »

Moi: « Justement, ce que je vis aujourd’hui est trop beau pour que je prenne le risque de le casser en m’y endormant douillètement et en oubliant ce mauvais passé. Je ne veux pas qu’il me re-submerge subrepticement: je ne veux pas devenir confortablement engourdi (*). Regarder les choses en face et les dire cruement, même quand ça fait mal et quitte à me moquer de moi-même et de mes cornes, nettoyer ce caca encore présent sous mes semelles, c’est me purifier, c’est ma catharsis… C’est m’empêcher à tout jamais de répéter les mêmes erreurs d’enfant somnambulique naïf qui a pris un comportement cyniquement intéressé pour de l’amour. »

Bonne soirée ! 

(*) Pink Floy, Comfortably Numb (http://www.youtube.com/watch?v=tkJNyQfAprY).  

Hello, 
Is there anybody in there?
Just nod if you can hear me.
Is there anyone at home?

Come on, come on down,
I hear you’re feeling down.
Well I can ease your pain,
Get you on your feet again.

Relax,
I need some information first.
Just the basic facts.
Can you show me where it hurts?

There is no pain, you are receding.
A distant ship’s smoke on the horizon.
You are only coming through in waves.
Your lips move, but I can’t hear what you’re saying.

When I was a child, I had a fever.
My hands felt just like two balloons.
Now I’ve got that feeling once again.
I can’t explain, you would not understand.
This is not how I am.

I have become comfortably numb.

OK
Just a little pin prick.
There’ll be no more, aaaaaaaaaaaahhhhhhhhh,
But you may feel a little sick.

Can you stand up ?
I o believe it’s working good.
That’ll keep you going for the show.
Come on, it’s time to go.

There is no pain, you are receding.
A distant ship’s smoke on the horizon.
You are only coming through in waves.
Your lips move, but I can’t hear what you’re saying.

When I was a child, I caught a fleeting glimpse
Out of the corner of my eye.
I turned to look, but it was gone.
I cannot put my finger on it now.
The child has grown, the dream is gone.

I have become comfortably numb. 

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~ par nrs sur 11 octobre 2007.

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