Si Ségolène le dit…

Bon, deux  entrées de blog le même jour c’est franch’ment pas mon truc, mais voilà que Libé’ me fournit matière complémentaire à mon entrée de ce matin… Alors allons au bout des choses.

Donc, Libé’ d’aujourd’hui imprime quelques « bonnes feuilles » du « Ma plus belle histoire, c’est vous » de Ségolène Royal – titre inspiré/pompé de « Ma plus belle histoire d’AMOUR, c’est vous » de Barbara (bon, j’avoue que j’avais fait de même en septembre lors de mon speech de départ du service que je dirigeais, en disant à mes collaborateurs la même chose pour les remercier…).

Et on y découvre 2 constats ou aveux, pas neufs du tout, mais il est bon qu’ils soient énoncés par elle.

D’abord que le Parti Socialiste manquait « de travail et de reflexion collective » et n’avait donc aucune position claire »sur tous les grands sujets économiques ou internationaux« . Et moi qui pensait que le débat sur l’Europe puis celui pour choisir un candidat avaient été des débats d’idées… Nan ?!? On aurait donc menti aux militants à l’insu de leur plein gré ?!?

Ensuite, que côté préparation à son rôle de candidate, notre amie Ségolène l’était « moins qu’il ne l’aurait fallu« . Dommage de ne pas l’avoir su avant… Connaître ses limites est un premier pas vers le bien-être !

Alors on additionne les 2, et on obtient quoi ?  Comme nous avons pu nous en rendre compte lors du débat avec Sarko, ça donne un mauvais candidat sans programme économique et social cohérent et solide, c’est à dire basé sur une analyse exhaustive de l’impact de la mondialisation et de la construction européenne sur le « modèle français » – non pour le détruire façon UMP mais pour le ré-in-ven-ter. La faute à qui ?

Au Parti Socialiste, parce que les querelles de ses courant sont des disputes d’héritiers sur le partage de l’argenterie et non des débats d’idées, et parce qu’il n’a pas su se remettre en cause après le « non » au référendum sur la Constitution – « non » MAJORITAIRE à gauche, ce qui eut du l’interpeller quant à son décallage avec « le peuple de gauche » (peu importe ici qui avait « raison », là n’est pas la question !).

A la candidate aussi, parce que lorsque l’on prétend porter de telles couleurs qui plus est en critiquant (à juste titre) ledit Parti, et bien l’on s’organise réellement, c’est à dire avec autre chose que Julien Dray comme pygmalion – puisqu’elle écrit « c’est bien simple, sans lui je n’aurais pas été candidate« . Après les manifs lycéennes contre Rocard et Jospin (!) en 1990, Juju a encore rendu un fier service à la gauche… C’est Tonton qui lui parlait d’outre-tombe, ou quoi ?!?

Qui est le plus fautif ? Kif-kif, c’est comme la poule et l’oeuf: les deux sont intrinséquement liés et se nourissent. Et Sarko, pendant ce temps, croît dans un désert.

Alors le débat à gauche, maintenant, c’est quoi finalement ? Ségolène ou « le facteur » ? Bien… Et donc  préparaons nous au pire, Sarko pour 10 ans, en réécoutant Die Moorsoldaten (*) chanté par Hannes Weber. Parce que le dernier couplet parle quand même d’espoir…

Baille ze ouaï, Libé’ toujours (« Grand angle », page 38) nous offre une « magnifique » visite de l’antre du Parti Socialiste… On comprend mieux… Mmm… Quel froid… De toute manière j’préfère le Herald Tribune: la France et ses débats politiques n’y occupent que la place.. qu’ils méritent !

Bon, le soleil madrilène va me faire un bien fou !

Bonne journée !

Die Moorsoldaten (*) chanté par Hannes Weber – die_moorsoldaten.mp3

Wohin auch das Auge blicket,
Moor und Heide nur ringsum,
Vogelsang uns icht erquicket,
Eichen stehen Kahl und krumm.

Wir sind die Moorsoldaten
Und ziehen mit dem spaten ins Moor

Hier in dieser öden Heide
Ist das Lager aufgebaut.
Wo wir ferne jeder Freude
Hinter Stacheldraht verstaut.

Wir sind die Moorsoldaten
Und ziehen mit dem spaten ins Moor

Morgens ziehen die Kolonnen
In das Moor zur Arbeit hin.
Graben bei dem Brand der Sonnen,
Doch zur Heimat steht der Sinn.

Wir sind die Moorsoldaten
Und ziehen mit dem spaten ins Moor

Auf und nieder gehn die Posten,
Keiner, keiner kann hindurch.
Flucht wird nur das Leben kosten !
Vierfach ist umzäunt die Burg.

Wir sind die Moorsoldaten
Und ziehen mit dem spaten ins Moor

Doch für uns gibt es kein Klagen,
Ewig kann’s nicht Winter sein.
Einmal werden froh wir sagen :
Heimat, du bist wieder mein !

Dann ziehn die Moorsoldaten
Nicht mehr mit dem Spaten ins Moor

Publicités

~ par nrs sur 3 décembre 2007.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :