Rideau

•1 octobre 2008 • 3 commentaires

Tout a une fin.

Même ce que l’on vivait et que l’on pensait infini, comme sa profondeur.

Ce blog, c’était ma manière à moi de ME communiquer, enfin,de sortir de mon trou vieux de 41 ans, de ne plus raser les murs de peur d’être. De mettre à plat mes envies et mes besoins, mes joies et mes peines, mon passé et mon futur intimement mêlés dans mon présent. Ce blog devait être mon passage vers le mieux. Je pensais pouvoir y déchirer mon passé en 1000 morceaux.

Mais le passé vous rattrape toujours, sous uen forme ou sous une autre; et c’est toujours à son aûne que l’on vous juge au présent pour vous condamner au futur. C’est ainsi.

Tout a une fin. Ce blog aussi.

Le blog politique continuera, peut-être. Peut-être pas. Je n’en sais rien. Rien.

J’ai juste envie de grand blanc, pour m’y envelopper à l’abri de tout… Et pour me perdre dans mon rien.

Bonne chance à tous. Nick.

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Us and Them (suite)

•17 septembre 2008 • Laisser un commentaire

Promis hier… mais bon, quelques problèmes techniques avec  iTunes…

Donc, les plus beaux morceaux (MP3) de « gentleman » Rick Wright au service de Pink Floyd.

06-us-and-them (un  morceau initialement composé pour le film Zabriskie Point et.. refusé par Antonioni car trop « dramatique »…)
04-the-great-gig-in-the-sky (quelle voix…)
01-speak-to-me-_-breathe-in-the-air (pour les accords de Miles Davis qu’il y a inclu)
04-sheep (pour l’intro à l’orgue…)
– et 06-echoes (parce que le « son » Pink Floyd, c’est lui…)

Respect. Bonne journée.

Us and Them

•16 septembre 2008 • 4 commentaires

Antoine vient de m’apprendre que Rick Wright, le claviériste de Pink Floyd, est décédé hier.

Je suis effondré. J’ai découvert la musique via Pink Floyd, à 13 ans. Si par la suite je suis devenu « éclectique » comme l’on dit, préférant même le jazz au rock, le Floyd est resté au centre de mon univers musical, la référence vers laquelle je retourne non-stop au moins 3 à 4 semaines par an, comme ce blog en témoigne parfois.

Rick Wright, pianiste autodidacte (au grand dam de certains de mes copains apprentis-musiciens qui ne jugeaient que sur les titres, pas avec leurs oreilles…), était un mec discret, comme tous les membres de ce groupe d’ailleurs, à contre-courant de l’époque glam-rock et des stars capricieuses des années 70. Il aimait les mélodies simples et douces, trop simples diraient certains même, celles où l’on laisse les notes prendre leur place et RES-PI-RER, comme dans US and Them par exemple, où la mesure est quasiment doublée. Il aimait le Jazz aussi, son creuset à lui, où il puisait parfois quelques accords pour renforcer des mélodies essentiellement à base de majeurs et de mineurs (rock quoi…), comme dans Breathe où il intégrat deux accords piqués à Miles Davis (de Kind of Blue, je crois) en transition entre les couplets (les deux accords avant « Breathe, Breathe in the air…« , qui rehaussent le tout d’une couleur mélancolique).

Et que dire de The Great Gig In The Sky, auquel Antoine rend hommage ici à sa (bonne) manière technoïde. Certes, il ya l’improvisation vocale stupéfiante de Claire Tory (une seule prise, semble-t-il..). What a voice… Mais derrière, c’est une mélodie à la Wright. Simple et douce. Profonde. Comme lui.

Voila. Ben c’est une journée un peu triste. Mais c’est la vie, pour Us and Them.

Bonne journée, quand même.

PS: je chargerai en fin de journée les MP3 des morceaux cités

Télescopage douteux…

•11 septembre 2008 • 3 commentaires

(le blog “politique”, c’est )

On est le 11 septembre. Ca vous dit quelque chose ? Oui, certainement… Allez, re-pensez-y, ça vous reviendra. Un indice: des tours en feu. Oui ? Ok…

Alors donc, aujourd’hui on est le 11 septembre… et ce matin, au bureau, on a fait… exercice surprise d’évacuation du bâtiment pour cause d’incendie…

Charmant.

Bonne journée.

La belle et la bête

•6 septembre 2008 • Laisser un commentaire

(le blog “politique”, c’est )

Au Parc Josaphat, en fin d’après-midi.

Lou (6 ans, la fille de Sylvie): « Viens on va aller voir Anika, l’âne. C’est mon ami »

Juju (6 ans itou, ma file ainée): « Comment tu peux être ami avec un âne si tu ne parles pas l’âne ? »

Sylvie: « Mais il ne faut pas parler l’âne pour être ami avec un âne »

Forte pensée intérieure de l’auteur de c’te blog: « Ouai, je ne parle pas l’âne, mais ça ne signifie pas que je n’en suis pas un… CQFD… Pfff…. » 

Yerk ! :op

Allez, bon dimanche… « sous vos applaudissements« .

Arf…

•3 septembre 2008 • 5 commentaires

(le blog “politique”, c’est )

« Mais où est donc mon badge ? », me lamentais-je ce matin, depuis mon réveil.

Mon badge, non sésame en plastique, ma carte d’accès au bureau quoi, avec photo et nom…

Le truc qui prouve qui je suis, moi, Môssieur !!!

Le truc qu’on me demande quand je gare ma caisse au parking de mon taf, qu’on me redemande quand je descend fumer une clope avec les autres parias, et que je dois alors présenter sous peine d’être humilié en étant dirigé vers l’accueil, comme les visiteurs d’un jour, et de devoir porter comme eux, oh marque d’infamie et d’existence anonyme, une étiquette auto-collante sur ma chemise… si ce n’est qu’elle marquée « Commission » au lieu de « Visiteur »… « Etiquetté » au lieu de « badgé » ? La hooooooooonte…

« Et mon pied qui me fait mal, en plus !!!!« , hurlais-je dans mon bureau, après avoir retourné en vain tous mes tiroirs à la recherche de ce morceau de plastique que je pensais peut-être avoir oublié là la veille…

En arrivant à ma salle de sport pour ma séance de torture avec mon coach, j’ai retrouvé ma carte… dans ma chaussure… No comment.

Bonne journée.

Fiat Lux

•1 septembre 2008 • Un commentaire

(le blog « politique », c’est )

J’avais oublié depuis longtemps la lumière chaude des feux de camps.
Où l’on fait rôtir – voire brûler… – des petites saucisses du bout des doigts (pour ne pas les cramer avec).
Où l’on parle, une fois repus, entre visages animés d’ombres et de lumières jetées par les flammes qui claquent de la langue sur le petit bois.

De la vie, de la mort, des petits oiseaux, qui chantent dans la nuit – grâce à un fichier mp3, car ils pieutent les pioupious à c’t’heure. Mais aussi de l’amour et de ses choses. Où l’on questionne et met en doute ses croyances et celles de autres, où l’on se critique et est critiqué, où l’on se défend, où l’on explique, où l’on formule les idées des actions.

Scrutant le secret doré des flammes, je me suis souvenu qu’au même moment se déroulait ailleurs et sans moi un événement, un changement, un déménagement, qui aurait du se dérouler il y a un an jour pour jour, ailleurs toujours mais avec moi, vers un « nous » devenu absurde quête meurtrière du Graal au fil du temps. Le souvenir d’une attente qui me fit vivre, vibrer, brûler. Jusqu’à la chute brutale, où l’avenir massacré détruit même le sens que l’on prêtait au passé, pour un présent sans repère. Je me suis souvenu de ma peur du vide sans lumière, du trou noir dans lequel je plongeais alors les yeux grands ouverts.

Echappant à ce vertige malsain en levant les yeux, je vis à travers les volutes troubles de la fumée une porte ouverte sur une lumière chaude. Ma lumière, celle de mon présent. J’ai alors réalisé que je ne regrettais rien, parce que la manière, si ce n’est celle-ci peut-être. Certainement même. Derrière les mots maladroits de mes regrets auxquels je crus longtemps, ne se cachaient sans doute que tristesse et pitié pour l’autre, et la crainte coupable de devenir seul heureux. Je n’avais pas, alors, le vocabulaire de mes émotions et des jeux de mon esprit tourmenté pour le comprendre, le dire, et donc le vivre. J’ai enfin compris qu’il n’y avait jamais eu de vide sidéral s’ouvrant sous en mon âme ce jour là: il n’y avait eu que la vie qui éblouissait enfin mes yeux trop longtemps restés grands fermés à l’ombre des promesses trompeuses. 

Allez, parce que tout change, un petit Bugge Wesseltopf, « Gare du Nord » de l’Album Moving. Où le trouver… Tiens, ici, justement… Pour son « break » évocateur, qui passe comme 2 trains qui se croisent. Ce n’était donc que ça ? Je ne sais plus.
Pour se souvenir quand même de ce qui fut, même si je ne sais plus ce qui fut réellement parce que la salissure de la manière, parce qu’il y eut du bon, nécessairement, en tous les cas un peu, certainement.
Mais aussi et surtout pour célébrer la vie qui bouge, nous bouge, et avance avec ses surprises, rien que pour le meilleur, pour chacun selon le dù qu’il se donne par ses propres actes.

Oui, pour le meilleur. Buena suerte, chica. Hoy, quiero la vida, MI vida. Mucho mucho.

Bonne journée.